Adieu le téléphone
Quand je vois les motos sauvagesQui traversent nos villagesVenues de CalifornieDe Flandres ou bien de ParisQuand je vois filer les bolidesLes cuirs fauves et les cuivresQui traversent le paysDans le métal et le bruitMoi je pense à la cavalerieMoi je pense à la cavalerieQuand s'éloigne la tourmenteQuand retombe la poussière pesanteEt que sombre le paysDans le sommeil et l'ennuiComme dans les films héroïquesAux moments les plus critiquesQuand tout croule dans ma vieQuand tout semble compromisMoi j'entends la cavalerieMoi je pense à la cavalerieUn jour je prendrai la routeVers ailleurs coûte que coûteJe traverserai la nuitPour rejoindre la cavalerieJ'aurai enfin tous les couragesCe sera mon héritageEt j'abolirai l'ennuiDans une nouvelle chevalerieMoi je pense à la cavalerieMoi je pense à la cavalerieMoi je pense à la cavalerie
When I see the wild motorbikes
That tear through our villages
Coming from California
From Flanders or even Paris
When I see the racing machines speeding by
The tawny leathers and the brass
That cross the country
In metal and noise
Me I think of the cavalry
Me I think of the cavalry
When the storm recedes
When the heavy dust settles
And the country sinks
Into sleep and boredom
Like in heroic films
In the most critical moments
When everything crumbles in my life
When everything seems compromised
Me I hear the cavalry
Me I think of the cavalry
One day I will take to the road
Towards somewhere else, whatever the cost
I will cross the night
To join the cavalry
I will finally have all the courage
It will be my legacy
And I will abolish boredom
In a new chivalry
Me I think of the cavalry
Me I think of the cavalry.
Me I think of the cavalry.
Ivanovitch (1968)
Il était arrivé Le fiacre l'emportaitToujours la même ville, toujours les mêmes garesDes églises barbaresSaint-Pétersbourg ma villeIvanovitch est làIvanovitch est làEt le ciel est toujours si grisEt la pluie chaque jour si tristeTout est fermé, la maison et la solitaireUne rumeur, un pas traîné, la porte s'ouvre un peuEt il est entraîné par ceuxQui l'appellent mon frèreIvanovitch est làIvanovitch est làEt le ciel est toujours si grisEt la pluie chaque jour si tristeDans un coin du logis tous se pressent autour de luiLa fille a l'air fanée et le garçon gênéLe père et tous les apprentisQui rêvent de ParisIvanovitch est làIvanovitch est làEt le ciel est toujours si grisEt la pluie chaque jour si tristeIvanovitch est làIvanovitch est là
He had arrived. The carriage was carrying him away.
Barbaric churches. Saint Petersburg, my city.
Ivanovich is here.
Ivanovich is here.
And the sky is still so gray.
And the rain, each day, so sad
Everything is closed, the house and the lonely woman.
A murmur, a shuffling step, the door opens a little.
And he is led away by those who call him my brother.
In a corner of the house, everyone crowds around him.
The girl looks withered and the boy embarrassed.
The father and all the apprentices who dream of Paris.
Ivanovich is here.
Ivanovich is here.
Ce n'est rienTu le sais bienLe temps passeCe n'est rienTu sais bienElles s'en vont comme les bateauxEt soudainÇa revientPour un bateau qui s'en vaEt revientII y a mille coquilles de noixSur ton cheminQui coulent et c'est très bienEt c'est comme une tourterelleQui s'éloigne à tire d'aileEn emportant le duvetQu'était ton litUn beau matinEt ce n'est qu'une fleur nouvelleEt qui s'en va vers la grêleComme un petit radeau frêleSur l'océanCe n'est rienTu le sais bienLe temps passeCe n'est rienTu sais bienElles s'en vont comme les bateauxEt soudainÇa prévientComme un bateau qui revientEt soudainIl y a mille sirènes de joieSur ton cheminQui résonnent et c'est très bienEt c'est comme une tourterelle ...
Hey NiagaraJe t'en prie sèche tes jouesNe pleure pasHey! Hey! Hey!Tu vas faire monter la SeineArrête-toiNiagaraJe t'en prie à genouxNe m'en veux pasHey! Hey! Hey!Et si je t'appelle comme çaC'est que ça te vaDemain matin je m'en vais prendre le trainJe t'en prie reste chez toiAprès demain je serai déjà bien loinÀ l'abri de tes exploitsHey! NiagaraTes sanglots sont si longs que je m'y noieHey! Hey! Hey!Tu inondes mon destinDe ton chagrinDemain matin je m'en vais prendre le trainJe t'en prie ne pleure pasAprès demain j'aimerais que les gazettesNe me parlent pas de toiLes dentelles fraîches, la la laDe tes grands mouchoirs lilasOnt vu plus d'écume, la la laQue les chutes du NiagaraHey! NiagaraJe t'en prie entre nous retiens-toiHey! Hey! Hey!Une montagne qui pleureOui c'est bien toiNiagaraJe t'oublie, tu m'oublies, restons-en làHey! Hey! Hey!Ne vas pas faire une baignoireD'un petit rienDemain matin si c'était mon dernier trainJe t'en prie ne t'affole pasAprès demain n'achète pas les gazettesMême si elles parlaient de moiHey! NiagaraJe t'oublie, tu m'oublies restons-en làHey! Hey! Hey!Et si je t'appelle comme çaC'est que ça te vaHey! Hey! Hey! NiagaraC'est que ça te va
This melodyIs a melody for youCette mélodieC'est l'océan entre nousCette mélodieD'eau salée et de mélancolieDans ton paysElle te revient parfoisComme ça, voilà, comme çaLe vent d'iciFait voler tous nos oiseauxLes champs d'iciFont ce qu'ils peuvent pour les troupeauxLes gens d'iciQui ne connaîtront pas d'autre vieDans ce paysDont les fruits sont si beauxQu'on se contente des noyauxThis melodyIs a melody for youLes gens d'ici ne sont pas plus grandsPlus fiers ou plus beauxSeulement, ils sont d'ici, les gens d'ici,Comme cette mélodieLes gens d'ici ne sont pas plus grandsPlus fiers ou plus beauxSeulement, ils sont d'ici, les gens d'ici,Comme cette mélodieTu est partieMais ton rêve reste au chaudCe vieux soleilÉtait trop fort pour ta peauCette mélodieQui reviendra parfois dans ta vieCette mélodieDans ta ville s'est transformée en pluie, en pluieThat's whyThis melody is a melody for you
Je le saisSa façon d'être à moi parfoisVous déplaîtAutour d'elle et moi le silence se faitMais elle estMa préférence à moiOui je saisCet air d'indifférence qui estSa défenseVous fait souvent offenseMais quand elle estParmi mes amis de faïenceDe faïenceJe sais ma défaillanceJe le saisOn ne me croit pas fidèle àCe qu'elle estEt déjà vous parlez d'elle à l'imparfaitMais elle estMa préférence à moiIl faut le croireMoi seul je sais quand elle a froidSes regardsNe regardent que moiPar hasardElle aime mon incertitudePar hasardJ'aime sa solitudeJe le saisSa façon d'être à moi parfoisVous déplaîtAutour d'elle et moile silence se faitMais elle estElle est ma chance à moiMa préférence à moiMa préférence à moi
Fais-moi une place au fond d'ta bulleEt si j't'agace, si j'suis trop nulJe deviendrai tout pâle, tout muet, tout p'titPour que tu m'oubliesFais-moi une place au fond d'ton cœurPour que j't'embrasse lorsque tu pleuresJe deviendrai tout fou, tout clown, gentilPour qu'tu souriesJ'veux qu't'aies jamais mal, qu't'aies jamais froidEt tout m'est égal, tout, à part toiJe t'aimeFais-moi une place dans ton av'nirPour que j'ressasse moins mes souvenirsJe s'rai jamais éteint, hautain, lointainPour qu'tu sois bienFais-moi une place dans tes urgencesDans tes audaces, dans ta confianceJe s'rai jamais distant, distrait, cruelPour qu'tu sois belleJ'veux pas qu'tu t'ennuies, j'veux pas qu't'aies peurJ'voudrais qu'tu oublies l'goût du malheurJe t'aimeUne petite place, ici, maintenantCar le temps passe à pas d'géantJe me ferai tout neuf, tout beau, tout çaPour être à toiJe me ferai tout neuf, tout beau, tout çaPour être à toiPour être à toi
Pour que la belle arrive, il faut avoir gagnéDans un excès de confiance, avoir perdu après.Adieu le téléphone, les rendez-vous plombésAdieu toutes les autres, la belle est arrivée.Adieu la vie des hommes, les Saints du calendrierPour le temps qui me reste, la belle est arrivée...Pour que la belle arrive, il faut avoir perduDans un dernier coup de reins, avoir gagné après.Il va falloir se battre, il va falloir gagner.Adieu toutes les autres, la belle est arrivée.
Labels: Étienne Roda-Gil, Françoise Hardy, Jean-Loup Dabadie, Julien Clerc, Maurice Vallet

































